L'Europe bataille sur l'avenir de la Grèce

Tarih: 13-07-2015 11:13:00 Güncelleme: 15-07-2015 14:51:42


Les chefs d'État de la zone euro bataillaient dimanche soir pour savoir s'il faut sauver la Grèce ou la sortir de la zone euro, une hypothèse désormais envisagée noir sur blanc par les responsables européens.


L'Europe bataille sur l'avenir de la Grèce

Les dirigeants européens examinaient dimanche le document transmis par leurs ministres des Finances qui proposaient d'imposer une bride très courte à Athènes en échange d'un éventuel plan d'aide et évoquaient pour la première fois l'hypothèse d'une sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique. Les 19 chefs d'État et de gouvernement de la zone euro, réunis dans la soirée, devaient étudier cette feuille de route, rédigée après 15 heures de laborieuses discussions, et tenter de surmonter leurs divisions pour trancher les nombreux points en suspens. «En cas d'échec à trouver un accord, la Grèce se verrait proposer de négocier rapidement une sortie temporaire de la zone euro, avec la possibilité de restructurer sa dette», propose le document. Ce passage figure entre crochets pour signifier qu'il n'a pas emporté l'adhésion de tous les ministres.

Au final, l'Eurogroupe exige plusieurs mesures d'Athènes, dont des abandons de souveraineté puisque la Grèce devra soumettre aux institutions certains projets de loi avant de les faire passer au Parlement. «Je me battrai jusqu'à la dernière milliseconde pour avoir un accord (...) je suis dans un esprit combatif», a lancé à son arrivée au sommet des 19 le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Le sommet a pris d'entrée l'allure d'un pugilat, l'Allemagne, inflexible, et la France, qui prône une ligne plus souple, affichant la fracture qui les sépare autour du maintien ou non de la Grèce dans l'euro. «La valeur la plus importante, à savoir la confiance et la fiabilité, a été perdue» avec Athènes, a notamment déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. L'enjeu étant de parvenir à un accord sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, le troisième depuis 2010, pour un montant évalué entre 82 et 86 milliards d'euros sur trois ans.

L'inquiétude est palpable en Grèce

Parmi les nouveaux engagements réclamés à Athènes, figure le vote avant le 15 juillet, par le Parlement grec, d'un premier volet des mesures promises, afin de «reconstruire la confiance» entre la Grèce et ses créanciers. Il s'agit notamment de légiférer sur la TVA, les retraites, la procédure civile, l'indépendance de l'Office grec des statistiques. Après six mois de négociations tumultueuses, cette échéance de dimanche était présentée comme l'ultime chance de sauver la Grèce de l'effondrement financier. Mais dans un climat délétère et de confiance brisée entre Athènes et le reste des Européens, il était difficile d'imaginer, comme l'assurait le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qu'un accord était à portée de main dans la soirée.

Les pays les plus durs, l'Allemagne en tête, qui doutent de la sincérité d'Athènes, ont multiplié depuis samedi les demandes, exigeant chaque fois plus du gouvernement Tsipras, menacé d'une nouvelle crise politique. «Cela a été extrêmement dur, si ce n'est violent hier (samedi), car une bonne partie des ministres avaient en tête que la seule bonne solution était le Grexit», confiait dimanche une source proche des négociations.

En Grèce, l'inquiétude était palpable. Depuis la fermeture des banques le 29 juin, et la mise en place de contrôle de capitaux pour les empêcher d'imploser sous l'effet des retraits des Grecs anxieux, l'économie hellène est pratiquement à l'arrêt. Actuellement, seule la Banque centrale européenne maintient en vie les banques grecques et toute l'économie du pays grâce à des prêts d'urgence qui ne pourront pas durer éternellement, d'autant qu'Athènes doit verser plus de quatre milliards d'euros à la BCE le 20 juillet, un paiement que la Grèce ne peut pas honorer.




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